«Habbe et Meik»
The Best


Mardi 27, Mercredi 28, Jeudi 29 et Vendredi 30 Mars à 20h45

La grande comédie des masques


avec:
Michael Aufenfehn
Hartmut Ehrenfeld
Indira Sonnadara



durée : 1h30
Ces deux clowns allemands sont de retour après leur passage remarqué à Narbonne en ...1992. Depuis, le grand Meik et le petit Habbe ont fait du chemin, secouant de rire les publics européens les plus divers.
Les deux comiques ont gardé les mêmes bases : une expression gestuelle fine et précise, leurs fameux masques mobiles qui se sont enrichis en nombre. Et ils ont évolué. Les thèmes sont souvent les mêmes mais approfondis, traités de manière plus aiguë, plus actuelle. De temps en temps une troisième complice vient leur prêter main forte. Leur talent n’a pas pris une ride. Le plus frappant reste toujours ce naturel avec lequel nos deux compères jouent, comme s’ils étaient nés et qu’ils avaient grandi avec leurs masques.
Deux masques figés, grotesques et imperturbables, qui comme par miracle parcourent la gamme complète des expressions par la seule science du geste.
C’est peut-être parce qu’ils ne rient jamais que l’on rit autant.




ITALIE : 16°, 17° et 18° SIECLES

COMMEDIA DELL’ARTE


La Comédie des Masques

En 1545, ont lieu les premières tentatives de constitution de troupes professionnelles... Cinq ans plus tard, ces dernières sont «opérationnelles». Capables, plus encore que leurs homologues européennes, de jouer tout ce que le public désire : du théâtre savant à la farce. Mais c’est grâce à la farce qu’elles se font remarquer partout : en Espagne, en Allemagne et surtout en France. A tel point que le terme de Commedia dell’Arte, de général (théâtre professionnel), en vient à désigner exclusivement le jeu masqué, improvisé, à personnages fixes, volubile et acrobatique.


Lieux de représentation

Les comédiens de l’Art jouent partout (rue, palais) en privée comme en public. Itinérants, ils “tournent” sans cesse et ne semblent pas chercher l’installation dans un lieu fixe, vieux rêve de tout comédien... (...)
... Tout en faisant feu de tout bois ! C’est ainsi qu’ils adaptent à leur usage “la perspective praticable en trompe-l’oeil”. Détournant cet instrument du théâtre d’illusion pour en faire la machine d’un jeu scénique à haute tension : on entre, on sort, on se cache, on saute des fenêtres... Quant à l’inclinaison de l’arrière-scène, ils la font s’avancer jusqu’au proscenium, car ils savent qu’ainsi ils “projetteront” le spectacle sur le public, qu’en tout cas les spectateurs (debout) du parterre verront mieux !


Improvisation

Pour la Comédie des Masques, on ”fait son texte”, face au public, sur un thème réglé d’avance : le scénario. Il s’agit donc de la création collective de comédiens habitués à jouer ensemble. Mais le scénario est l’oeuvre d’un auteur (souvent, bien sûr, un acteur de la troupe) parfaitement inconnu du public et des gens de lettres.
Les improvisateurs sont cultivés : ils possèdent en tête de multiples tirades, répliques-chocs, sentences à succès... qu’ils “serviront”, ou non, selon les réactions du public.
NB : De même, dans une pièce élisabéthaine (oeuvre, ô combien écrite), toutes les tirades, toutes les scènes n’étaient pas “données” à chaque représentation... mais en fonction du public.



Masque
Complète le costume pour caractériser le personnage. En fait, un demi-masque stylisé, en cuir, cache le haut du visage. On peut parler, non grimacer. Tout le jeu est reporté sur le corps. A noter que les femmes ne sont pas masquées.

Comédiennes
... car les femmes sont sur scène ! L’Italie devance, là, tous les pays d’Europe. Et c’est évidemment très attractif.

Personnages
Types populaires, originaires de toutes les régions d’Italie. Avec leurs accents, leurs tics, leur psychologie fixée une fois pour toutes.

extraits de “Histoire du Théâtre dessinée”
d’André Degaine
éd. Nizet




La presse

«... Pêcheurs en campagne, ils déballent sur tout leur attirail sur scène : le pliant, les cannes, les hameçons, le gros vers... Et décident d’employer les grands moyens. L’ épuisette en avant, il s’avancent dans les rangs du public, repèrent le gros poisson. Une jeune femme, assise au bord d’une rangée, qu’ils enlèvent dans leur épuisette, ramènent sur scène, puis décident de rejeter à l’eau. Une, deux, par les mains, les pieds. Non, ils ne s’exécuteront quand même pas...
L’expression gestuelle, fine, précise, leurs fameux masques mobiles qui se sont enrichis en nombre, le principe de l’éternel duo. Habbe le petit, le gaffeur. Meik, le grand, toujours sentencieux. On retrouve les accessoires dont ils ne cessent de jouer, en particulier les échelles, où Habbe ne cesse de se prendre les jambes...
Habbe et Meik ont su mûrir sans rien renier de ce qui a fait leur succès. Le comique, mais aussi la tendresse, la poésie...»
Sud Ouest - fév. 99 - C. Gilbert



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