«Visa pour l’amour»
Compagnie Vis à Vis

Mardi 9 et Vendredi12 Janvier
à 20h45
Mercredi 10 et Jeudi 11 Janvier
à 19h30


Conception et mise en scène
Christian Coumin, Lionel About et Vincent Bruel

Comédiens
Lionel About
Vincent Bruel

Lumières
David Löchen
Création son
Sophie Constantin
Décor, Machinerie
Martin Ortiz et Philippe Juquin
Affiche : Ronald Curchod


Durée : 1h10
Production
Florence Meurisse et Georges Martinez


A part ça, ça rebondit dans tous les coins, ça écrase quelques rires ça et là, ça gesticule avec des signes, ça tourneboule, bouleverse et vice-versa ; ça jongle comme ça respire, c’est fou comme ça respire ; ça attend la pluie, ça dépote, ça mouille sa chemise, ça joue à faire des vagues, ça poétise, ça attendrit, ça fait chaud, ça fait frais, c’est beau, c’est vrai.
C’est comme ça !











Derrière la porte de leur jardinet extra-ordinaire ils font éclore des balles blanches. Ils sont deux. Ils ne manquent pas de pots, mais d’eau parfois oui. Danse pour la pluie et retour de bâton fertilisent les plates bandes : les perles de l’univers, symboles de perfection, nourrissent leur quotidien. Ballets de balles bondissantes, balles suivant les veines de leur corps, cinq balles de répétition, alphaballe de mots, leur histoire s’emballe et nous mène en bateau sur fond de lucioles marines !

Visa pour l’amour : une histoire sans parole par deux poètes méticuleux, un rêve chorégraphié par deux frères décalés, une porte entrouverte sur un coin de paradis cultivé par deux empotés heureux, un moment de bonheur par deux enfants de la balle...







Entretien avec les comédiens
Le langage des balles ?
On est parti d’un langage utilisé par les sourds-muets et on l’a ensuite développé en langage de balles, ce qui nous a permis de traduire des textes. La façon dont on engendre des lettres a une influence sur la phrase de danse. On se sert ainsi de gestes qui correspondent à des sons. Les personnages ont l’air assez simples, anodins, leurs mimiques semblent normales, mais il y a un décalage entre ce que fait le personnage et comment il le vit. Leur quotidien n’a à priori rien d’extraordinaire, mais leur façon de faire les choses est par contre hors du commun...

Ni danse, ni théâtre, ni cirque... S’agit-il essentiellement de produire des images, des climats visuels ?
Si on bouge, si on danse, si on jongle, c’est toujours à partir d’une idée bien précise, ce n’est pas gratuit. On ne veut pas faire juste de l’image : si on crée un langage de balles, ce n’est pas uniquement pour produire «du beau», mais bien pour dire quelque chose avec nos balles, même si après ça devient esthétique...

propos recueillis par Pierre Lépagnol






Quelque part entre le cirque, la danse et le mime , “Visa pour l’Amour” est l’histoire sans parole de deux clowns tendres du jonglage. Vêtus de l’éternel costume du banquier de la City, cousins des Laurel et Hardy et autres Buster Keaton, ils usent de l’humour décalé et des balles en silicone pour créer un climat poétique et esthétique.
Ensorcelées, les balles dessinent des chorégraphies aériennes entre les mains des deux hommes et jurent d’une étrange rythmique de percussions en rebondissant sur le sol. Elles semblent vivre d’elles même mais imposent en douceur tout un dialogue de séduction, de jalousie, de bouderie, de chamaillerie amoureuse, de retrouvailles.
Pétillant d’humour et d’émotion ce spectacle est une porte entrouverte sur un coin de paradis, un moment de bonheur par deux enfants de la balle. Saugrenu et décalé, leur univers mêle les chansons de Luis Mariano, les rythmes Hip Hop et les accords de Bach.









Lionel About et Vincent Bruel : les comédiens

Le premier s’initie aus techniques de cirque en 90, au Salto (Alès), avant d’intégrer le Centre des Arts du Cirque Le Lido (Toulouse), spécialité jonglerie, en 92. Il complète sa formation par la danse, depuis 94, à l’Espace St Cyprien. Il obtient le prix de l’expression artistique à CIRCA (Concours International du Rayonnement du Cirque de l’Avenir), dans la catégorie Tremplin de la Vocation en octobre 93.

Le deuxième, adhérent pendant plus de cinq ans à des ateliers de jonglerie du Lido, rejoint Lionel About en 95.


La presse

« Ils font pousser des balles, comme d’autres des graines de tournesols. Naturellement, avec un peu d’eau et beaucoup d’imagination. Sur scène de préférence et à la lueur des projecteurs. De petites balles en silicone autour desquelles s’articulent un spectacle rebondissant. Etourdissant même. Des balles enfin, qui ne sont rien d’autre qu’un moyen d’expression entre deux personnages... Deux enfants de la balle, en somme. Le premier est brun, la silhouette effilée, avec de petites lunettes carrées sur le nez qui lui donnent un air mi-intello, mi-rigolo. «Rien qu’avec sa tête, il donne envie de rire», précise Lionel, qui lui est plutôt aux antipodes. Blond, trapu et expansif. Les deux sont animés par la même passion, celle du jonglage, de la danse et du mime. Parce que «Visa pour l’amour», c’est un peu tout cela à la fois. Une fantaisie gestuelle qui raconte l’histoire «de deux personnes qui s’aiment, se déchirent, se réconcilient...», explique Lionel... Avant de poursuivre : «Ils ont une apparence sérieuse, dans leurs costards gris-noirs de style coincés-serrés. Mais en réalité, ils s’intérressent à des choses ludiques et légères.» En l’occurrence : faire pousser des balles. Qui a eu cette idée folle ,«C’est Lionel», répond Vincent. Et d’ajouter : «Dans un spectacle comme
le notre, tout est calculé. Il y a peu de place laissée à l’improvisation.»
«Avant chaque représentation, j’ai toujours un trac monstre. Le jonglage, c’est très sensible. Un faux mouvement et tout ce que tu fais faire peut s’effondrer.»
S’effondrer, mais sans jamais perdre les petites graines. Et, continuer à faire pousser des balles.»

S. Vignoux - La Dépêche - déc 98





« De tous les arts théâtraux, celui qui se marrie le moins naturellement avec les affaires de coeur est peut-être celui qui imlique la prupulsion de balles ou de massues.
Ils sont peu nombreux ceux qui choissiraient la jonglerie comme moyen d’exprimer la tagédie humaine, tant elle est tributaire de facteurs tels que contrôle et prévisibilité. Lionel About et Vincent Bruel, de la compagnie Vis à Vis, sont parmi ces rares personnes? Leur dextérité est telle que leur «Visa pour l’amour» fait naître, par le mouvement de balles blanches, l’amour, le pathétique et même la mélancolie...
Jongler est le symbole de leur lien : deux corps unis dans un but commun; ils jonglent quand ils essaient de se mettre à l’épreuve... »
H. Judah- The Times - janv. 99




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