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EXPOSITIONS 2008 - 2009
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Du 20 mars au 20 mai 2009
Exposition ouverte au public du mardi au vendredi de 12h30 à 18h30 et les soirs de représentation Vernissage le vendredi 20 mars 2009 à 18h30 |
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L’ARPENTEUR * INVETERE
La prise de vue est une grande patience récompensée par la chance.
La rue est un espace scénique, un Théâtre, où la chorégraphie des acteurs est dirigée,
non pas par un metteur en scène, mais par les coïncidences dues au hasard.
Collioure
La vie quotidienne mérite d’être regardée. Pour approcher les gens il faut s’enhardir, vaincre l’appréhension, devenir un timide culotté, et sans doute aussi les aimer. Ces photos ont nécessité de beaucoup arpenter le pavé dans l’attente qu’une scène vienne me chatouiller le regard. Sous les pavés ? La photo. Il faut se fondre parmi les passants, se rendre transparent - invisible. Au bout d’un moment il se passe toujours quelque chose. Il ne reste plus qu’à tourner autour du sujet pour trouver l’angle et la distance les plus justes possibles. Guidé par le pifomètre il y a des jours où l’on a du pot et d’autres où l’on a beau fureter on rentre bredouille. Le résultat sans appel c’est l’examen attentif et sans complaisance des 36 vues de la planche contact. Parfois on y trouve de bonnes choses. Ca ne tient à rien de réussir le bon cliché. Les éléments de la construction s’agrégent positivement de seconde en seconde dans le viseur puis se désagrégent de l’ordre au chaos, de façon aléatoire.
Obidos
La bonne prise de vue peut être furtive - au vol - elle laisse tout juste le temps de viser avant le « tir», ou couvée par l’attente, mais la démarche de précision, d’exactitude est la même : Saisir avec justesse sur le vif. La patience est utile pour laisser les choses se mettre en place. Attendre que ça se dessine que ça se structure, que ça cadre, avant de déclencher.
Quand j’en réussis une, c’est un cadeau, et je rentre à la maison avec l’enthousiasme d’un gosse qui a gagné des billes.Le bon cadrage c’est quand tout ce qui se découpe dans le viseur tombe pile. Que tous les éléments saisis capturés avalés, par l’objectif sont harmonieusement répartis, et que tout s’emboîte fonctionne - cadre. La rigueur de la construction, le rythme plastique, le bon rapport des formes entre elles, peut provoquer le plaisir rétinien. Cet imprévisible agencement géométrique est en photo le fruit de la chance car l’opérateur ne met rien ni personne en scène. Pris par le temps il appuie par intuition. Les caprices du hasard, organisent la pagaille et rendent apparentes les lois de composition prisées des peintres qui pratiquaient le culte du Nombre d’Or, de la divine proportion, tels Bruegel - Caillebotte Lhote - Hopper, pour ordonnancer leurs tableaux.
Venise
A nous d’avoir le compas dans l’oeil et de saisir cette chance. Le « clic » est un couperet. Nous disposons de 1/250ème de seconde pour taper juste. Si le cadrage est judicieusement senti appréhendé - choisi, grâce au flair hérité d’une tradition picturale, le gamin qui traverse banalement la rue en courant devient l’acteur vedette de l’instant et du lieu. L’effet produit de surprise et d’improbable présence ici ou là me plait bien.
Alberobello
Ces photos ont été faites grâce à plusieurs bonnes paires de chaussures qui ne blessent pas,
et à une économie de moyens :
Un seul boîtier. Un seul objectif. Une sorte d’oeil de lynx de verre niché dans le creux de la main. Il faut aimer rôder.
Vadrouiller. Faire les trottoirs. Cette exposition est comme un arrêt sur image de 25 ans de casting. Un coup d’oeil dans le rétroviseur d’un « badaire professionnel ». Elle est composée de 140 réussites, parmi quelques 22000 clichés.
Nazare
Je suis un défroqué de la photocouleur, bien que récompensé pour un travail prometteur
par un 1er prix régional en 1983.
Peu après je suis tombé définitivement dans les bras du noir et blanc argentique. En photographie, la couleur, à la condition de ne pas tomber dans l’esthétisme, ajoute de l’information, mais elle est un élément de plus à prendre en compte, ce qui complique la prise de vue déjà complexe. Et puis qu’importe que la veste du monsieur soit bleue ou verte ! Que ce que je montre ressemble à la réalité ou pas n’a aucune incidence. Je n’ai aucune obligation de vérité.
Espagne
Ce qui m’intéresse, c’est d’avoir une vision sensible, la plus esthétique possible, pour donner envie de regarder et de voir la richesse de la banalité.
En espérant vous en mettre plein la vue. MERCI et à la prochaine (expo) André Subirana
*Arpenteur : Petit 1 : Qui parcours à grands pas. Petit 2 : Spécialiste des levés géométriques.
ANDRE SUBIRANA né en 1946
Principales Expositions Personnelles
1983 : NARBONNE : Maison des Jeunes et de la Culture.
1984 : AVIGNON : Espace Saint Benezet : MONTPELLIER : 5èmes Journées Internationales de la Photo
1985 : ALBI : Centre Culturel de l’Albigeois
1986 : CARCASSONNE : Maison des Jeunes et de la Culture : PERPIGNAN : Galerie Camara
1988 : MANOSQUE : Bibliothèque Municipale : NARBONNE : Maison des Jeunes et de la Culture.
1989 : MONTPELLIER : Galerie du Forum de la FNAC Polygone
1990 : LEZIGNAN : Maison Gibert
1992 : FIGEAC : Centre Culturel
1993 : MONTPELLIER : Centre de Formation des Journalistes CFPJ
1995 : NARBONNE : Conseil Général
1996 : PORTUGAL : Centre Culturel de NAZARE
2002 : LEZIGNAN : Maison Gibert
2003 : NARBONNE : Théâtre Scène Nationale
2006 : NARBONNE : Galerie AM ’ART
2009 : NARBONNE : Théâtre Scène Nationale
Puise son inspiration chez les peintres de composition :
Bruegel Caillebotte Lhote Hopper et l’école française de photographie : Boubat Ronis Cartier-Bresson Riboud.Toutes les photos sont en noir et blanc argentique.
Les prises de vues sont faites avec un Leica et un objectif de 35 mm.Signe particulier : Expose peu.